À la marge du Salon de l’Agriculture, la marque Savoir-faire 100% Côte-d’Or s’est invitée une nouvelle fois dans un lieu emblématique de Paris. Lundi 24 février, elle a été célébrée entre le pendule de Foucault et l’avion avec lequel Louis Blériot traversa la Manche.














L’ancienne abbaye Saint-Martin-des-Champs, dans le 3e arrondissement de Paris, fut autrefois la principale dépendance de Cluny, la maison-mère bourguignonne. Puis vint la Révolution et la création, en 1794, du Conservatoire national des Arts et Métiers par l’Abbé Grégoire, dont le musée occupe magnifiquement l’ancien prieuré.
C’est dans ce cadre somptueux, sous les croisées d’ogives et au milieu de ce que le génie humain a su proposer de mieux, que la marque Savoir-Faire 100% Côte-d’Or a pu exposer tous ses talents lundi soir. Aujourd’hui, elle regroupe plus de 500 agréés. François Sauvadet préside l’Assemblée nationale des départements. Il a donc fait de la Côte-d’Or un département exemplaire en la matière.
« Il n’y avait plus de moutarde disponible pendant le Covid », rappelle cependant l’ancien ministre pour souligner les évidentes fragilités du monde. Encourager la production locale n’est pas seulement l’œuvre d’un slogan, cela tient aussi au soutien permanent et à l’accompagnement sans faille que les collectivités proposent. « Nous devons être à vos côtés pour protéger la diversité de vos productions, car il y a un avenir pour la qualité », poursuit l’élu, préoccupé par « une question centrale, celle du renouvellement de nos agriculteurs ».
La terre, pour autant, n’est pas l’ennemie des technologies. Le Musée des Arts et Métiers le démontre de bien des manières. « L’IA peut ainsi nous aider à géolocaliser les enjeux climatiques », avance François Sauvadet, particulièrement touché par la présence des personnalités nationales et régionales à cet événement de valorisation de la Côte-d’Or.
Parmi ces dernières, fidèle entre les fidèles : Christian Prudhomme. Les deux hommes se connaissent bien. Il leur est arrivé de sillonner ensemble et à vélo les routes de l’Auxois. À eux, peut-être, d’écrire la suite de l’histoire. Et si l’on créait le Tour de France des marques départementales ? Juste une idée, comme ça, en passant.